Gary Baseman | Walking Through Walls

Du 5 mars au 2 avril, l’artiste pop surréaliste Gary Baseman retrouve les murs de la galerie Jonathan LeVine (NYC) pour une exposition personnelle intitulée Walking Through Walls. Ce titre suggère le dépassement des limites imposées, aussi bien par la société que le monde de l’art. Tandis que les expositions précédentes de Baseman regorgeaient d’ambiances festives et colorées, le travail présenté ici dégage une aura morose et solennelle. Suite au décès récent de son père, le peintre a en effet éprouvé le besoin de traduire son sentiment de perte par l’ajout de tonalités plus sombres à sa palette, jusqu’ici très chatoyante.

Dans sa nouvelle série d’œuvres, Baseman introduit un nouveau personnage nommé Lil Miss Boo, une petite fille portant un déguisement de fantôme fait à la main. Ce personnage lui a été inspiré par une enfant figurant sur une photo en noir et blanc des années 1950, une des 2000 photos de personnes déguisées qu’il collectionne depuis une vingtaine d’années. Pour la toute première fois, Baseman incorpore des images de sa collection dans ses œuvres, par des éléments de collage et des sérigraphies sur toile.

Avec Walking Through Walls, Gary Baseman explore les thèmes de la mort, l’amour, l’espoir, le destin et la responsabilité. La figure du fantôme ou des enfants-squelettes se réfèrent à la nostalgie des souvenirs d’enfance et au rapport que l’on peut entretenir avec la mort. Entre autres archétypes, l’artiste fait référence à Golem – un conte populaire juif dans lequel des êtres anthropomorphiques faits de boue peuvent être animés en inscrivant le mot emet (« vérité » en hébreu) sur leur front et tués en enlevant la première lettre du mot, qui devient met (« mort » en hébreu).

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http://garybaseman.com/

www.jonathanlevinegallery.com

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